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MiCA aux Pays-Bas : l'AFM et la DNB expliquées

MiCA est un règlement européen, mais la surveillance quotidienne incombe aux autorités nationales. Aux Pays-Bas, cette tâche est répartie entre l'Authority for the Financial Markets (AFM) et De Nederlandsche Bank (DNB). Ce guide explique la répartition des responsabilités, le fonctionnement du régime transitoire pour les prestataires existants et la manière de vérifier si une entreprise détient un agrément valide.

Lieke van DijkWritten by Techredacteur, UtrechtUpdated Checked by the editorial desk

Répartition des tâches entre l'AFM et la DNB

L'AFM est la principale autorité d'agrément pour les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP) dans le cadre de MiCA et supervise la conduite du marché : information, devoir de diligence, traitement des réclamations et abus de marché. La DNB se concentre sur l'aspect prudentiel, tel que les exigences de fonds propres et d'organisation, et intervient dans l'évaluation des émetteurs de stablecoins (jetons de référence se rapportant à un actif et jetons de monnaie électronique).

Pour les utilisateurs, cette distinction importe principalement pour les réclamations : en cas d'informations trompeuses ou de pratiques déloyales, l'AFM est le point de contact ; pour la solidité financière d'un émetteur de stablecoins, la DNB a un rôle plus marqué. En pratique, les deux autorités coopèrent et échangent des informations.

  • AFM : agrément et surveillance de la conduite des prestataires de services crypto
  • DNB : surveillance prudentielle et rôle auprès des émetteurs de stablecoins
  • Coopération et échange d'informations entre les deux autorités

Le régime transitoire pour les prestataires existants

Les entreprises déjà enregistrées sous le régime d'enregistrement crypto néerlandais avant l'entrée en vigueur de MiCA ont pu bénéficier d'un régime transitoire pour adapter leurs activités aux nouvelles exigences sans devoir immédiatement cesser leurs opérations. Cette période de transition est limitée dans le temps et varie d'un État membre à l'autre, chaque superviseur ayant la possibilité de fixer sa propre date de fin dans le cadre autorisé par le règlement.

Pour les utilisateurs, cela signifie qu'un prestataire actif ne détient pas nécessairement déjà un agrément MiCA complet : il peut encore être en phase de transition. En cas de doute, il est prudent de se renseigner sur le statut exact et de le vérifier dans le registre public plutôt que de se fier à des arguments commerciaux.

  • Le régime transitoire s'appliquait aux entreprises disposant d'un enregistrement national existant
  • La période de transition est limitée et définie par État membre
  • Être « actif » ne signifie pas être « entièrement agréé MiCA »

Comment vérifier un agrément

L'AFM tient un registre public des prestataires de services sur crypto-actifs agréés aux Pays-Bas. Par ailleurs, le superviseur européen ESMA publie un aperçu consolidé de toutes les entreprises agréées dans l'Union, en précisant le pays d'agrément. Il convient de toujours comparer le nom légal exact et le numéro d'enregistrement avec ce qu'une plateforme indique sur son site web, l'usurpation d'identité étant une tactique de fraude connue.

Il faut également noter la distinction entre un agrément crypto et d'autres agréments, comme ceux des entreprises d'investissement. Une entreprise peut être agréée dans un domaine et pas dans un autre, ce qui limite la portée de la surveillance.

Ce qui reste non réglementé

Un agrément néerlandais ne garantit en rien la qualité ou les chances de succès d'un projet spécifique et ne protège pas contre les pertes de cours. Il n'existe pas de système de garantie des dépôts pour les crypto-actifs comme c'est le cas pour les comptes bancaires. L'agrément et la surveillance réduisent principalement le risque de mauvaise gestion et de pratiques déloyales au sein même du prestataire.

Frequently asked questions

À qui s'adresser pour une réclamation concernant un prestataire crypto néerlandais ?

Pour les réclamations concernant l'information, la conduite ou les frais, l'AFM est le point de contact. Pour la solidité d'un émetteur de stablecoins, la DNB joue un rôle. Il convient de toujours soumettre d'abord la réclamation au prestataire.

Un prestataire sans agrément est-il automatiquement illégal ?

Pas nécessairement : certains prestataires existants relèvent encore du régime transitoire temporaire. Consultez le registre public pour en avoir la certitude.

Un agrément néerlandais s'applique-t-il également en Belgique ?

Oui, grâce au mécanisme de passeport européen, une entreprise agréée aux Pays-Bas peut également opérer dans d'autres États membres sans nouvel agrément national.

Que faire si une plateforme prétend être agréée mais ne figure pas dans le registre ?

Ne supposez pas que la déclaration est exacte. Fiez-vous uniquement au registre officiel de l'AFM ou à l'aperçu européen, et signalez les cas douteux au superviseur.

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